lundi 29 juillet 2013

Speak more, say less.

Il fait orage, c’est bien comme la musique ; avant-hier, sans téléphone, j’allais me rendre à la piscine, lieu publique, trouver des gens, je venais d’oisillonner sous la fenêtre de ma copine, et c’est moi qu’on a fini par trouver. Un week-end racines derrière, ou intégrés, c’était bien, y’avait des pansements, une boîte de secours, des clous et une perceuse sur la table, ça laissait prédire… Couverte de boue je suis, j’ai fais exprès, me suis dis les éléphants, ou quelque chose… J’aurai pu cuire comme un rôti, et ça va – on s’entend avec les escaliers.

Tomme à l’ail et rhum. ou whisky. à l’eau, mal à l’aise, fesses au creux des cailloux, on était bien. Au soleil, du vent.. C’est pas grave d’être à moitié nu, au bord d’une rivière ; y’avait des kayaks, des chiens qui reniflent et s’en vont, des autres gens, mais à bonne distance.. Les gens portent du rose et du orange, ici, quand il fait beau. Et des shorts kaki semi claire. De loin, en tout cas. Ou du vert, ou du bleu, aussi.

Y’a une chaussure à paillettes dorées à côté de la cafetière, il faut que je dorme.



dimanche 21 juillet 2013

Exploring.

Partis nous sommes, sur nos mignonnes routes ensoleillées, se gorger de nouveauté et découvertes. Tellement jolie, raffinée, douce, profonde, élégante, qu’est la belle Suisse que j’en ai eu un début de sanglot (à cause de mon rosé au soleil, pieds loin du sol. aussi.) ; comme les coureurs qu’on dit dopés. Je ne dis pas que ce n’est pas le cas, juste que le cerveau, le corps, vraiment, cette machine… Des hommes à vélo, y’en avait pleins – courageux qu’ils sont, à gravir pentes, faux-plats et pentes encore ; j’imagine, puisque je les trouve complètement fous, qu’ils doivent y avoir trouvé une sorte de drogue, d’adrénaline de fin de course, qu’on ne pourrait jamais comprendre, nous, vulgaires automobilistes. Et donc, la vue, ce qu’on y a déniché des yeux… J’en ai des frissons. Je voulais embarquer tout mes copains. J’en reviens aux cyclistes ; l’autre jour, je suis devenue folle. Parce que, sans m’en rendre compte, je ne respirais plus normalement, calmement – j’en ai eu la preuve, plus tard, dans la voiture, quand enfin j’ai cessé de me noyer la gueule. Entre temps, je l’ai dis, j’étais folle. Alors les cyclistes, leurs irrigation du cerveau… même pas que ça m’étonne qu’ils aient la force, encore, de se trouver une cocotte, le soir venu.

Vraiment c’était si beau. Rien que parce que c’était nouveau. Et les couleurs, et les maisons, et le ciel, et les nuages comme on les décrit dans les livres… J’avais envie de faire du kayak, un truc qui traîne dans la famille, tellement envie que j’en avais mal aux côtes. L., il fait du parapente, je lui ai demandé en quoi c’était différent, en quoi c’était pareil, il dit que je serai contente d’avoir mon appareil photo, un vrai. J’aime bien le kayak, j’aime bien qu’on me pousse et qu’on me tire, mon envie d’en faire était une once poussée par la nostalgie, rien n’empêche que, mon Dieu, ces endroits, j’y emmènerai mes enfants, et j’aurai l’impression, la certitude, d’avoir accompli ma mission sur Terre. 

Hier :


jeudi 18 juillet 2013

Rolling in. Rolling out.

Je ne suis pas de celles à suivre dix blogs en même temps, peut être que je le devrais, peut être que je prends trop exemple sur ce que je lis au quotidien, au lieu de me diversifier davantage de par ce monde. Un troisième blog s’est rajouté aux deux autres que je suis depuis maintenant trois ans – un de plus chaque année, comme une taille de chaussures ; Je ne vais pas voir ailleurs, ces femmes, je les aimes comme ma famille, c’est trop tard. 

Ce troisième blog, j’y croyais moyen, alors que je perdais tout espoir de nouveautés ; et là, qu’il me tombe sur les bras. Trop beau pour être vrai ; une fille, comme moi, un peu trop naïve de passion parfois, les yeux un peu trop gros, les pieds un peu trop petits – ou le contraire, je n’en suis pas encore certaine. C’est bien ou je veux en venir : J’ai fait un tour sur Gomi, et me suis réveillée d’un coup, en remettant absolument tout en cause, concernant mon propre usage d’internet, mon image – tout de même, un jour, avec le recul, je vais me dire, je le sais et je ne peux pas ne pas m'empêcher d' y penser (?! j'y pense souvent quoi), que je prends le chemin des claques ; ça, et des blogs, j’en ai planté un certain nombre, on ne défait pas ce qu'on fait. ici.

Je ne le sais que trop bien que son image, il faut la soigner. Normal, comme au réveil, sans ficelles si possible. Juste que, face à la critique, c’est toujours un peu tanguant. Tout le monde a raison, en somme. Tout le monde a toujours raison, si on va plus loin. Je ne sais pas qui je serais à 40 ans. Je ne sais pas qui je suis maintenant, je ne le saurai que demain. Des fois, je suis fatiguée, en colère, heureuse. Souvent (heureusement) (heureusement ?), je n'écris pas ce que pense entièrement, parfois, je dis ce que je crois être juste, plutôt que ressenti, parce que ça sonne mieux. Dans la vraie vie, on s’en fout et j’ai le droit, j'en ressens les conséquences, je peux corriger le tire ; sur internet, moins. j'ai l'impression. pour le moment. quand j'en saurai plus, je vous dirai.

jeudi 4 juillet 2013

Free therapy.

Je ne sais pas très bien que penser, aujourd’hui. Je pense un peu tout, un peu rien. Je pense à ce blog, aux autres, en quoi j’en suis changée, en quoi j’ai du chemin à faire. Je pense ma mère, ma famille – éloignée, proche, à ce que je dis, ce que je ne dis plus, ce que je devrais dire, ce que je devrais me retenir de dire. J’ai un peu le cœur boursoufflé. Je pense. Une journée avec/sans, où le cerveau s’occupe tout seul, sans me donner l’occasion de prendre part au débat, c’est comme ça. On the plus side, demain, il fait beau. Demain, je vois mes amours, ça vaut bien une vie, ce genre d’événements.


dimanche 30 juin 2013

Home is where you are.

Design Sponge (ici)

The glitter guide (ici)
Joss & Main, birdwatcher Pillow.

Un blog quelque part

Save me from myself.

Hier soir, c’est l’amour ambiante qui m’a tant bousculée (de bonheur). Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion d’observer famille imparfaite dans toute sa perfection, famille tout court (en fait) – je m’en remets à peine, c’est drôle, c’était rien, ça fait du bien. On parle médicaments, avec ma cousine ; je pense que je suis contre. Parce que je crois en la vertu alimentaire. Et au soleil, et aux gens. De plus, je me sais bien trop incompétente, en ce qui concerne vaincre l’addiction. Je le dirai, à mes enfants ; mon premier paquet de cigarettes, je l’ai acheté le lendemain de ma première cigarette. Première latte. Présage rien de bon, ce genre de comportement – alors des médicaments… La drogue (illégale), je ne sais pas. J’aime bien ma vie sans, je pourrai aimer ma vie avec, je pourrai aimer ma vie dans les deux cas, sauf que la barrière est trop fragile alors je ne sais pas. Pour ça que je suis contre les médicaments. Aussi. Du coup. Rien qu’on rentre de vacances qu’on est triste et soulagé, alors la vraie vie la vraie… 





May I have another bowl ?

Les soirées entre amis qu’on ne connaît pas tous, c'est toujours trop bien. Créer des liens, tenter de le faire, rire, jouer… Avant, j’étais forte (pour le faire), maintenant je ne sais pas, mais j’espère. C’était chouette, j’en aurai filmé pleins de choses, si je n’étais pas tout autant occupée à participer au bourdonnement. On ne savait pas très bien si nous étions arrivés à bon port ou non, perdu dans la montagne que la soirée avait lieu – ciel qu’il y avait un restaurant et même une ancienne école, alors qu’on venait de traverser le plus suisse des no man’s land, des minutes durant…sans bruit, rien.. pour en traverser de suite un autre, plus long encore..

Bref, un chalet maginfique dans un décor de twilight en plus romanesque. Du vin, des chiens, des gens – je l’avais dis, une fois déjà.



vendredi 28 juin 2013

Past my bedtime.


Mary Katrantzou, pre-spring/summer 2014 (ici)

Richard Nicoll, mywardrobe.com (ici)

Vogue Street Style, Wimbledon 2013 (ici)

Kylie Martin: "I'm wearing trousers from Soaked in Luxury with a T-shirt belonging to my husband. My jewellery is by Anna Lou of London, the shoes are from Stylist Pick and my hat is from River Island."

Cynthia Rowley, Resort 2014 (ici)



Crawling up the tree.

Sais plus ce que je lui ai dis exactement à ma Lo – quelque chose comme trouver le soleil dans le caca, qu’importe le port de gants. Sais pas pourquoi c’est si dure (la vie), pourquoi ça le devient, pourquoi on dit que ça le devient. C’est même pas vrai. Un truc qu’on perd avec l’âge, l’usage de la parole,… peut être.

Je me disais juste que ça devait être tout autant terrifiant (la vie) pour un petit de trois ans que de quitter les bras de sa mère pour jouer avec les enfants du square, la toute première fois, dans tous les sens du terme.

… Et pourtant, qu’il le faisait, et qu’il y prenait plaisir – une fois les premières larmes versées, terminées, ou pas du tout ; une fois mère en vue mais pas en main… On l’a tous fait, on le fait tous, on s’est sociabilisé au point de réclamer travail et salaire… quand même, on revient de loin, depuis nos trois ans, morve au nez.

Peur devient définitivement mon second mot préféré qui ne veut rien dire. Peur d'un ours en forêt, peur de la vie… aucune différence alors que si, mais non. Comme l’amour et l’amitié ; la même chose, mais non. Trucs de sentiments, je suis sentiments de toi... je te sens ? Sais pas.

J’ai l’impression que c’est pire (maintenant) parce qu’on a peur de ce qu’on connaît et qu'on le sait qu'on a peur. Même qu’on ne connaît rien du tout ; on veut tout s’éviter, à tout prix, on sait que c’est pas bien, on le fais quand même, on pense que c’est bien, que c’est mieux, le pire devient pire encore, l'avenir, et tout... Peut être parce qu’on sait parler d’autres choses que le caillou dans le capuchon et le jus d’orange dans l’œil ? Encore que. Peut être que, vraiment, on est juste trop cons. Pour le moment. Face à l'âge de la planète, et tout... 

Food healing.

180°, 15 minutes.


mercredi 26 juin 2013

This is how we do.



No harm done.


Les règles sont strictes : une fois à la tribune, la Sénatrice n’a pas le droit de s’assoir, pas le droit de s’appuyer sur le pupitre, elle doit rester debout (sa chaise a été retirée), elle n’a droit à aucune pause. Elle doit continuer son discours sans s’éloigner du sujet, car au 3ème rappel au règlement, elle devra s’assoir. Treize heures de discours sans manger ni aller aux toilettes, c’est long.
madmoizelle.com (ici)


mardi 25 juin 2013

Oil in my hair.

Une fois, petite, comme sept ans ou beaucoup moins, comme quatre ou cinq, un truc d’enfantine, réunions de toutes les classes de la région, blabla faire des trapèzes, deviner des trucs pour du chocolat… Fin d’année, peut être, un truc comme ça. Bref. Et blabla, j’avais perdu tout le monde, dans un village minuscule que je ne connaissais pas, j’avais faim, soif, envie de rentrer, y’en a assez, trop de bruit, trop de soleil…je cherchais l’infirmerie, quelqu'un de sûre…et devant moi, un garçon, sorti de nulle part. Du moins, je ne l’ai pas vu de suite. Avec des popcorns. Sais plus ce qu’il a dit avec exactitude, et je ne sais plus non plus les raisons qui m’amènent à en parler in the first place ici, ni en quoi c’est important ; juste que j’ai eu la peur de ma vie, parce que, je pense, avec le recul, n’en connaissant rien moi-même – compréhensible, normal, ce garçon devait m’aimer. Comme ça. De l’amour, peut être pas ; …de l’intrigue, peut être. Des gosses quoi. Et encore, pourquoi je parle de ça… ? J’ai dis non (ses popcorns. non.), filé en flèche, trouvé quelqu’un, une maîtresse, trop de bruits, trop d’enfants, la vie…

J’y ai repensé beaucoup, par la suite. Même pas je l’ai regardé (trop de soleil, je voyais rien), vraiment regardé. Juste un peu plus grand, des cheveux comme moi et des popcorns. Les garçons, ça ne partage pas ses popcorns. Comme ça. Pour rien. Qui c'est, ce type ? Il me connait ? On doit se connaître, je le connais ?Je me disais ça. Je l'aurai vu, son visage, ses yeux, je m'en souviendrai, que ce ne serait pas un problème ; pas que ça le soit, ... juste un des ces chapitres brouillons que la vie nous offre de temps en temps quand on n'ouvre pas assez grand ses oreilles...

TGIU.

Ici.

vendredi 21 juin 2013

It's about the feelings you get when.

Ce que j’aime, ce que je déteste, en amitié, c’est la franchise et l’honnêteté pure dont je me sens capable, et peu fière alors que à la fois, de faire preuve. J’apprécie moyen les mots (d’un semblant) rêches qu’il me faut parfois utiliser, ou entendre, pour faire passer un message, alors même que je ne m’en rends pas compte que je me sers à la cantine du vocabulaire comme une oie gavée – tout en pensant, bien évidemment, droit le contraire. Vraiment, ma copine pense que l’amour, c’est l’amitié, l’amour, un mythe… – vraiment, pour vrai, je pense qu’elle a raison ; tout en ayant parfaitement tort. C’est peut être les mots (charabia) choisis pour exprimer le sentiment qui nous font perdre la route du nord… C’est vrai que c’est pareil ; l’amour c’est différent. Ou l’amitié. Sentiments ou charte à coches ? Ou sentiments, ou les deux,… Ou la vieillesse, perte d’imagination, de bonne foi...

Y’a des maris qu’il faut quitter pour le fils du boulanger, y’a des maris qu’il ne faut pas quitter sous prétexte du fils du boulanger, je pense ça. L’amitié, c’est d’autant plus tordu, plus fort, et plus fragile. Ou non. C’est là, souvent, que je lui dis qu’elle se protège trop – en amitié, pareil, se connaître assez est la clé du succès relationnel, du bonheur, je crois. Y’ des gens qu’il faut savoir quitter aussi. En moins biblique, en laissant la vie suivre son cours… y’a des gens qu’il nous faut récupérer mais non (parce que la vie à dit), des gens qu’il faut savoir laisser filer (parce qu’on les aime assez, parce que la vie dit, ils disent), des gens qui, des gens que… Et nous que, et nous qui... Blabla. L’amour c’est peut être différent parce que toutes ces situations, sentiments de la vie amicale se retrouvent lorgné sur le dos d’une seule et même personne, en moins de temps, en plus lent, je ne sais pas. L’amour on s’en fiche qu’il pleuve, l’amitié on danse…ou les deux, dans les deux cas. Je ne sais pas. Ca me soule. Un truc de communion entre l’esprit et le cœur. C’est pas vrai qu’il faut en écouter qu’un seul des deux, ce n’est pas vrai qu’un seul à raison… Quand on marche droit et fière dans la rue (qu’ils disent), on a moins de chances de se faire pigeonner au sol ; si en plus on a de bonnes oreilles qui écoutent… Droit et fière ; rien n’empêche qu’on pourrait se faire tirer la manche par un vieux copain de lycée, quel dommage de passer à côté parce qu’on regardait le sol…

L’amour pique la paume, l’amitié caresse son chemin au cœur, je ne sais pas, quelque chose. Quand on sait, on sait ; même quand on ne sait pas. L’amour demande peut être plus d’espoir que l’amitié, l’amour tire peut être plus à la pompe… 

Home is where you are.

Cat sham.

Souvent, j’observe Eugène, et je me demande si sa façon de se tenir gueule au mur, des heures durant parfois, sans un regard pour moi, ni même un clignement d'oreille, ne serait pas une manière de me faire comprendre sa prison dorée – puisqu’elle n’a plus accès à l’extérieur, jusqu’à nouvel ordre.

Forcément, je me donne l’impression d’une nazie, même pas que je lui refile du pâté en extra.