Sais plus
ce que je lui ai dis exactement à ma Lo – quelque chose comme trouver le
soleil dans le caca, qu’importe le port de gants. Sais pas pourquoi c’est si
dure (la vie), pourquoi ça le devient, pourquoi on dit que ça le devient. C’est
même pas vrai. Un truc qu’on perd avec l’âge, l’usage de la parole,… peut être.
Je me
disais juste que ça devait être tout autant terrifiant (la vie) pour un petit
de trois ans que de quitter les bras de sa mère pour jouer avec les enfants du
square, la toute première fois, dans tous les sens du terme.
… Et
pourtant, qu’il le faisait, et qu’il y prenait plaisir – une fois les premières
larmes versées, terminées, ou pas du tout ; une fois mère en vue mais pas
en main… On l’a tous fait, on le fait tous, on s’est sociabilisé au point de
réclamer travail et salaire… quand même, on revient de loin, depuis nos trois
ans, morve au nez.
Peur
devient définitivement mon second mot préféré qui ne veut rien dire. Peur d'un ours en forêt, peur de la vie… aucune différence alors que si, mais non. Comme l’amour
et l’amitié ; la même chose, mais non. Trucs de sentiments, je suis
sentiments de toi... je te sens ? Sais pas.
J’ai l’impression
que c’est pire (maintenant) parce qu’on a peur de ce qu’on connaît et qu'on le sait qu'on a peur. Même qu’on
ne connaît rien du tout ; on veut tout s’éviter, à tout prix, on sait que
c’est pas bien, on le fais quand même, on pense que c’est bien, que c’est
mieux, le pire devient pire encore, l'avenir, et tout... Peut être parce qu’on sait parler d’autres
choses que le caillou dans le capuchon et le jus d’orange dans l’œil ? Encore que. Peut être que, vraiment, on est juste trop cons. Pour le moment. Face à l'âge de la planète, et tout...
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