vendredi 28 juin 2013

Crawling up the tree.

Sais plus ce que je lui ai dis exactement à ma Lo – quelque chose comme trouver le soleil dans le caca, qu’importe le port de gants. Sais pas pourquoi c’est si dure (la vie), pourquoi ça le devient, pourquoi on dit que ça le devient. C’est même pas vrai. Un truc qu’on perd avec l’âge, l’usage de la parole,… peut être.

Je me disais juste que ça devait être tout autant terrifiant (la vie) pour un petit de trois ans que de quitter les bras de sa mère pour jouer avec les enfants du square, la toute première fois, dans tous les sens du terme.

… Et pourtant, qu’il le faisait, et qu’il y prenait plaisir – une fois les premières larmes versées, terminées, ou pas du tout ; une fois mère en vue mais pas en main… On l’a tous fait, on le fait tous, on s’est sociabilisé au point de réclamer travail et salaire… quand même, on revient de loin, depuis nos trois ans, morve au nez.

Peur devient définitivement mon second mot préféré qui ne veut rien dire. Peur d'un ours en forêt, peur de la vie… aucune différence alors que si, mais non. Comme l’amour et l’amitié ; la même chose, mais non. Trucs de sentiments, je suis sentiments de toi... je te sens ? Sais pas.

J’ai l’impression que c’est pire (maintenant) parce qu’on a peur de ce qu’on connaît et qu'on le sait qu'on a peur. Même qu’on ne connaît rien du tout ; on veut tout s’éviter, à tout prix, on sait que c’est pas bien, on le fais quand même, on pense que c’est bien, que c’est mieux, le pire devient pire encore, l'avenir, et tout... Peut être parce qu’on sait parler d’autres choses que le caillou dans le capuchon et le jus d’orange dans l’œil ? Encore que. Peut être que, vraiment, on est juste trop cons. Pour le moment. Face à l'âge de la planète, et tout... 

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