dimanche 30 juin 2013
Save me from myself.
Hier soir, c’est l’amour ambiante qui m’a tant bousculée (de
bonheur). Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion d’observer
famille imparfaite dans toute sa perfection, famille tout court (en fait) – je m’en
remets à peine, c’est drôle, c’était rien, ça fait du bien. On parle
médicaments, avec ma cousine ; je pense que je suis contre. Parce que je
crois en la vertu alimentaire. Et au soleil, et aux gens. De plus, je me sais
bien trop incompétente, en ce qui concerne vaincre l’addiction. Je le dirai, à
mes enfants ; mon premier paquet de cigarettes, je l’ai acheté le lendemain
de ma première cigarette. Première latte. Présage rien de bon, ce genre de
comportement – alors des médicaments… La drogue (illégale), je ne sais pas. J’aime
bien ma vie sans, je pourrai aimer ma vie avec, je pourrai aimer ma vie dans
les deux cas, sauf que la barrière est trop fragile alors je ne sais pas. Pour
ça que je suis contre les médicaments. Aussi. Du coup. Rien qu’on rentre de
vacances qu’on est triste et soulagé, alors la vraie vie la vraie…
May I have another bowl ?
Les soirées entre amis qu’on ne connaît pas
tous, c'est toujours trop bien. Créer des liens, tenter de le faire, rire, jouer… Avant, j’étais forte
(pour le faire), maintenant je ne sais pas, mais j’espère. C’était chouette, j’en
aurai filmé pleins de choses, si je n’étais pas tout autant occupée à
participer au bourdonnement. On ne savait pas très bien si nous étions arrivés
à bon port ou non, perdu dans la montagne que la soirée avait lieu – ciel qu’il
y avait un restaurant et même une ancienne école, alors qu’on venait de
traverser le plus suisse des no man’s land, des minutes durant…sans bruit,
rien.. pour en traverser de suite un autre, plus long encore..
Bref, un chalet maginfique dans un décor de twilight en plus
romanesque. Du vin, des chiens, des gens – je l’avais dis, une fois déjà.
vendredi 28 juin 2013
Past my bedtime.
Mary Katrantzou, pre-spring/summer 2014 (ici)
Richard Nicoll, mywardrobe.com (ici)
Vogue
Street Style, Wimbledon 2013 (ici)
Kylie Martin: "I'm wearing trousers from Soaked in
Luxury with a T-shirt belonging to my husband. My jewellery is by Anna Lou of
London, the shoes are from Stylist Pick and my hat is from River Island."
Cynthia Rowley, Resort 2014 (ici)
Crawling up the tree.
Sais plus
ce que je lui ai dis exactement à ma Lo – quelque chose comme trouver le
soleil dans le caca, qu’importe le port de gants. Sais pas pourquoi c’est si
dure (la vie), pourquoi ça le devient, pourquoi on dit que ça le devient. C’est
même pas vrai. Un truc qu’on perd avec l’âge, l’usage de la parole,… peut être.
Je me
disais juste que ça devait être tout autant terrifiant (la vie) pour un petit
de trois ans que de quitter les bras de sa mère pour jouer avec les enfants du
square, la toute première fois, dans tous les sens du terme.
… Et
pourtant, qu’il le faisait, et qu’il y prenait plaisir – une fois les premières
larmes versées, terminées, ou pas du tout ; une fois mère en vue mais pas
en main… On l’a tous fait, on le fait tous, on s’est sociabilisé au point de
réclamer travail et salaire… quand même, on revient de loin, depuis nos trois
ans, morve au nez.
Peur
devient définitivement mon second mot préféré qui ne veut rien dire. Peur d'un ours en forêt, peur de la vie… aucune différence alors que si, mais non. Comme l’amour
et l’amitié ; la même chose, mais non. Trucs de sentiments, je suis
sentiments de toi... je te sens ? Sais pas.
J’ai l’impression
que c’est pire (maintenant) parce qu’on a peur de ce qu’on connaît et qu'on le sait qu'on a peur. Même qu’on
ne connaît rien du tout ; on veut tout s’éviter, à tout prix, on sait que
c’est pas bien, on le fais quand même, on pense que c’est bien, que c’est
mieux, le pire devient pire encore, l'avenir, et tout... Peut être parce qu’on sait parler d’autres
choses que le caillou dans le capuchon et le jus d’orange dans l’œil ? Encore que. Peut être que, vraiment, on est juste trop cons. Pour le moment. Face à l'âge de la planète, et tout...
mercredi 26 juin 2013
No harm done.
Les règles sont strictes : une fois à la tribune, la Sénatrice n’a pas le droit de s’assoir, pas le droit de s’appuyer sur le pupitre, elle doit rester debout (sa chaise a été retirée), elle n’a droit à aucune pause. Elle doit continuer son discours sans s’éloigner du sujet, car au 3ème rappel au règlement, elle devra s’assoir. Treize heures de discours sans manger ni aller aux toilettes, c’est long.
madmoizelle.com (ici)
mardi 25 juin 2013
Oil in my hair.
Une fois, petite, comme sept ans ou beaucoup moins, comme
quatre ou cinq, un truc d’enfantine, réunions de toutes les classes de la
région, blabla faire des trapèzes, deviner des trucs pour du chocolat… Fin d’année,
peut être, un truc comme ça. Bref. Et blabla, j’avais perdu tout le monde, dans
un village minuscule que je ne connaissais pas, j’avais faim, soif, envie de
rentrer, y’en a assez, trop de bruit, trop de soleil…je cherchais l’infirmerie, quelqu'un de sûre…et devant
moi, un garçon, sorti de nulle part. Du moins, je ne l’ai pas vu de suite. Avec
des popcorns. Sais plus ce qu’il a dit avec exactitude, et je ne sais plus non
plus les raisons qui m’amènent à en parler in the first place ici, ni en quoi c’est
important ; juste que j’ai eu la peur de ma vie, parce que, je pense, avec
le recul, n’en connaissant rien moi-même – compréhensible, normal, ce garçon
devait m’aimer. Comme ça. De l’amour, peut être pas ; …de l’intrigue, peut
être. Des gosses quoi. Et encore, pourquoi je parle de ça… ? J’ai dis non
(ses popcorns. non.), filé en flèche, trouvé quelqu’un, une maîtresse, trop de
bruits, trop d’enfants, la vie…
J’y ai repensé beaucoup, par la suite. Même pas je l’ai
regardé (trop de soleil, je voyais rien), vraiment regardé. Juste un peu plus
grand, des cheveux comme moi et des popcorns. Les garçons, ça ne partage pas
ses popcorns. Comme ça. Pour rien. Qui c'est, ce type ? Il me connait ? On doit se connaître, je le connais ?Je me disais ça. Je l'aurai vu, son visage, ses yeux, je m'en souviendrai, que ce ne serait pas un problème ; pas que ça le soit, ... juste un des ces chapitres brouillons que la vie nous offre de temps en temps quand on n'ouvre pas assez grand ses oreilles...
vendredi 21 juin 2013
It's about the feelings you get when.
Ce que j’aime, ce que je déteste, en amitié, c’est la
franchise et l’honnêteté pure dont je me sens capable, et peu fière alors que à la fois,
de faire preuve. J’apprécie moyen les mots (d’un semblant) rêches qu’il me faut
parfois utiliser, ou entendre, pour faire passer un message, alors même que je
ne m’en rends pas compte que je me sers à la cantine du vocabulaire comme une
oie gavée – tout en pensant, bien évidemment, droit le contraire. Vraiment, ma
copine pense que l’amour, c’est l’amitié, l’amour, un mythe… – vraiment, pour
vrai, je pense qu’elle a raison ; tout en ayant parfaitement tort. C’est peut
être les mots (charabia) choisis pour exprimer le sentiment qui nous font
perdre la route du nord… C’est vrai que c’est pareil ; l’amour c’est
différent. Ou l’amitié. Sentiments ou charte à coches ? Ou sentiments, ou
les deux,… Ou la vieillesse, perte d’imagination, de bonne foi...
Y’a des maris qu’il faut quitter pour le fils du boulanger,
y’a des maris qu’il ne faut pas quitter sous prétexte du fils du boulanger, je
pense ça. L’amitié, c’est d’autant plus tordu, plus fort, et plus fragile. Ou
non. C’est là, souvent, que je lui dis qu’elle se protège trop – en amitié,
pareil, se connaître assez est la clé du succès relationnel, du bonheur, je crois. Y’ des
gens qu’il faut savoir quitter aussi. En moins biblique, en laissant la vie
suivre son cours… y’a des gens qu’il nous faut récupérer mais non (parce que la
vie à dit), des gens qu’il faut savoir laisser filer (parce qu’on les aime
assez, parce que la vie dit, ils disent), des gens qui, des gens que… Et nous que, et nous qui... Blabla. L’amour
c’est peut être différent parce que toutes ces situations, sentiments de la vie
amicale se retrouvent lorgné sur le dos d’une seule et même personne, en moins
de temps, en plus lent, je ne sais pas. L’amour on s’en fiche qu’il pleuve, l’amitié
on danse…ou les deux, dans les deux cas. Je ne sais pas. Ca me soule. Un truc
de communion entre l’esprit et le cœur. C’est pas vrai qu’il faut en écouter qu’un
seul des deux, ce n’est pas vrai qu’un seul à raison… Quand on marche droit et
fière dans la rue (qu’ils disent), on a moins de chances de se faire pigeonner
au sol ; si en plus on a de bonnes oreilles qui écoutent… Droit et fière ;
rien n’empêche qu’on pourrait se faire tirer la manche par un vieux copain de lycée,
quel dommage de passer à côté parce qu’on regardait le sol…
L’amour pique la
paume, l’amitié caresse son chemin au cœur, je ne sais pas, quelque chose. Quand
on sait, on sait ; même quand on ne sait pas. L’amour demande peut être
plus d’espoir que l’amitié, l’amour tire peut être plus à la pompe…
Cat sham.
Souvent, j’observe Eugène, et je me demande si sa façon de
se tenir gueule au mur, des heures durant parfois, sans un regard pour moi, ni même un clignement d'oreille, ne serait pas une manière de me faire comprendre sa
prison dorée – puisqu’elle n’a plus accès à l’extérieur, jusqu’à nouvel ordre.
Forcément, je me donne l’impression d’une nazie, même pas
que je lui refile du pâté en extra.
mercredi 19 juin 2013
mardi 18 juin 2013
lundi 17 juin 2013
It's not a person, dammit, it's a whore !
Cet après-midi, dans le train, malheureusement pour moi, une
classe entière d’enfantine cherchait place dans le wagon. Heureusement pour
moi, je me suis coltinée les surveillants – je ne sais pas si c’est mieux. Dans
tous les cas, l’un d’entres eux s’est vu dans l’obligation de calmer le jeu d’un
jeune garçon qui n’avait pas pu s’asseoir à côté de son amoureuse, et qui le
prenait très mal. C’était mignon, il a mieux géré l’affaire que moi, le petit.
... Et
qu’il a attendu sagement de lui tenir la main en gare, tout en parlant trop fort avec ses copains d'en face. Je devrais prendre
exemple, au lieu de batailler la mienne, de place. La prochaine fois, peut être.
Merci, Dieu. Bueno.
mercredi 12 juin 2013
In those shoes, and beyond.
L. me fait de la peine, à trimer comme un veau ; depuis
le temps, je ne sais même plus quels sont ses passions, mise à part son métier,
jour et nuit, et jour et nuit. Oui et non que ça me fait de la peine, je l’admire
et je prends exemple ; si encore j’étais capable de tenir à jour simultanément
le ménage dans toutes les pièces, chaque recoin, certainement que je pourrai le
rendre plus léger, quand il rentre. Que je range ou non, de toute manière qu’il
y’a une miette qui manque à l’appelle, c’est comme ça. Aussi, je me dis que les
gays et les lesbiennes sont peut être les représentants de l’homme et la femme, de l’âme, du cœur. Peut être. Quelque chose.
mardi 11 juin 2013
Stories.
Un soir, alors que j’attendais mon amoureux pour visionner
le film culte de mon enfance, Bugsy Malone, une de mes copines m’a appelée et m’a
dis …surtout, tu ne t’énerves pas, mais ; Ha ! Enfin ! De l’action,
de la comédie… Et que j’ai enfilé ma veste, mes chaussures et mon cœur au bout
de la fourche – des trucs qu’on aime bien faire quand on est trop jeune pour
savoir mieux. Et c’était vrai, là, devant mes yeux, une grosse tête brune,
beaucoup trop de cheveux sur la tête. La scène qui suivit fut plutôt drôle, à
mon sens ; d’un côté mes copains fessaient loi sur la traîtresse malgré
elle, de l’autre, lui, me pourchassait de part en part, avant de laisser tomber
sa course. (Je voulais voir, c’est tout). De toute manière, et à mon avantage,
je l’aurai croisé tôt ou tard à la maison…et là mon erreur : qu’il se
barre avec elle ! Pour la consoler qu’il me dit encore aujourd’hui. Parait
que ses parents divorcent, voyez ? Bien ma faute d’avoir avalé foutaise de
la sorte, ceci étant dis, sur une échelle de paradis à enfer, c’est du pipi de
chat – autant garder le pain au frais. Voyez ?
Past my bedtime.
Daksha Stitched Blouse/Anthropologie.
Blue summer
button up/Emma Stine.
Labels & Vintage/LOOKBOOK.nu.
Mia
Elizabeth, Modern Vintage Bridal Dresse/Ruche.
Michal Negrin Mandarin Collar, Long Sleeves Beige Tunic
Dress Ornate with Victorian Style Motif, Swarovski Crystals and Lace Trim Edge/HouseOf Fashion.
Sunny blooming.
Ma si belle amie Maria duelle le cœur et l’épée, aujourd’hui.
Les hommes, disent tous la même, font tous la même, sont tous les mêmes. Je lui
dis de venir ici, à la maison – sauf qu’on connait tous la femme bélier, faut
pas la faire chier. Elle veut des explications à l’inexplicable – c’est dans le
processus (de guérison, de renforcement amoureux…). Quand même, ça fait mal au
pied. Ma cousine, ensuite, qui foire d’un magnifique 0.3 pts son année de droit.
Que lui dire qu’elle ne sache pas déjà, que lui dire qu’elle ne sache pas déjà
et qu’elle veuille bien entendre ? Je t’aime ? Quant à Lucas, quand
il m’a dit viens manger, hier soir, il n’avait préparé que son plat, dressé que
ses services. J’ai bien tenté de faire la tête, mais non. J’ai ri. Malo revient, le coeur gros ou le coeur lourd, d’ici quelques jours, à temps pour mon oh si détesté jour de fête ; elle
apporte le soleil, au moins ça. Et le mois prochain...
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